Biographie de Jürgen EHRE
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Portrait de Roger Fusciardi 2008, Atelier, Paris
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EHRE Jürgen EHRE Biographie Exposition Credits et sources
Verloren zwischen
Himmel und Erde
Im Aufschrei
Der verirrten Seelen,
der Wolf, Träger
flammender Sterne,
beginnt seine
Himmelfahrt
Im magischen Rhythmus
des menschlichen
Rituals.
Pulsschlag
des Lebens-
Pulsschlag des Todes.
Verhextes Ballett.
Faszinierender Tanz
der Finsternis.
Zeitloses Echo
des Menschens
Beschaffenheit.
Absoluter verzicht.
verlorener Kampf,
um die Zeit
zu bezwingen.
Und der sabbatische
Rundtanz
wird schneller,
bewegt
von mythischer Musik
der verängstigten
Seelen
im Rausch
nach Vollkommenheit.
Catherine Importuna
Paris 1990
Texte du catalogue
pour l’exposition
de Jürgen EHRE
Biographie de Jürgen EHRE
Jürgen EHRE
Né à Kassel, Allemagne, en 1941
Études de décoration, art graphique et décor scénique, photographie.
Depuis 1963 réside à Paris
1963-1967 études à l'Ecole Nationale Supérieure des BEAUX-ARTS, Paris
Peinture, Lithographie, Gravure Atelier du Prof. Jean- Eugène Bersier, Lucien Coutaud, Pierre Eugène Clairin et Georges Dayez
Réalise de nombreuses expositions en Europe, participations en Angleterre, USA, Asie.
Collections Achats :
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris : 1970,1986
Bibliothèque Nationale de Paris, Cabinet des Estampes : 1970
Fond Nationale d’Art Contemporain F.N.A.C Paris : 1972 Musée d’Ixelles, Bruxelles, Belgique : 1972
California College of Arts and Crafts: 1972
Collections privées en France, Suisse, Allemagne, USA, Israël, Japon Danemark, Hollande, Italie
Jürgen EHRE :
L'artiste, dans son oeuvre au cours de son travail, est passé par différentes périodes.
La Période NOIRE :
La première, allant de 1963 à 1980, nous montre l’émergence des formes ou entités abstraites se transformant lentement pour apparaître, projetées, sur un écran noir, la toile, servant de fond d'analyse aux corps en état de "gestation" afin de les cristalliser comme radiographiées.
Un monde inquiétant de formes humaines et animales dans un univers symbolique où, confronté au miroir du temps, elles témoignent de leur existence par une représentation lumineuse, transparente, presque irréelle, qui interroge !
La Période BLANCHE :
À partir de 1980, se chevauchant jusqu'à 2000, avec la Période Blanche, la clarté surgit.
Les éléments se transforment, prennent un autre aspect, comme immortalisés à jamais, rayonnant de souvenirs, d'images et de concepts dont la pureté et la blancheur sont inspirées de Palerme. Ville sombre et magique, majestueuse, d'impressions étranges chargées de mystères et de profondes réminiscences, pénétrées de dévotion et de violence dont l'artiste, au cours de ses voyages, s'est imprégné en relevant le défi de se laisser immerger dans cet univers afin de s’en inspirer pour son travail.
La Période ROUGE :
À partir de 2000 jusqu'à 2008, s'opère un changement, ou plutôt une évolution.
Le Blanc cède sa place au Rouge !
Rouge comme le sang, lourd de signification, rouge comme le coeur, pulsion de vie qui projette l'artiste dans des concepts ambigus et l'y attache littéralement, pris au piège dans son univers.
Travail indéfiniment intime, il est l'écho de son inspiration première.
L'autoportrait "fait à son image" qui commence, déjà, à se refléter dans des jeux de miroirs et d'éclats de verre qui deviennent visibles, dévoilant d'autres facettes, d'autres mondes, ne laissant aucun doute sur l'apparition d'une dernière période dans sa vie, où parmi toutes les périodes confondues les tons vont reprendre vie ensemble :
Le NOIR, Le BLANC, Le ROUGE et L'OR, projetés, animés, ancrés et immortalisés dans le temps qui leur reste pour se manifester.
Nous sommes en 2009...
Paris, le 23 juillet 2009, Jürgen EHRE
Die Arbeit des Künstlers teilt sich in verschiedene Zeiträume oder Perioden ein:
Die SCHWARZE Periode:
Die erste Periode, von 1963 bis 1980, zeigt uns in seinem Anfang Formen oder eher abstrakte Gebilde die sich langsam auf einem schwarzen Untergrund, für den die Leinwand den analytischen Hintergrund schafft, verwandeln. Die Kompositionen und Formen, in weiß, die, leicht transparent, auf dem „schwarzen Bildschirm“ erscheinen, wirken wie ein Röntgenbild.
Eine beunruhingende Welt, in der menschliche Körper und tierische Formen in einem symbolischen Universum konfrontiert in dem Spiegel der Zeit existieren, wo sie durch ihre Transparenzen, die fast unwirklich wirkt, Reflektion verlangen und Fragen erheben.
Der WEISSE Periode:
Von 1980 bis 2000, sich überschneidend, entsteht „Licht“ und Klarheit:
Die Elemente verwandeln sich, Bilder und Konzepte die, unsterblich wirkend wie immer strahlende Erinnerungen, Inspirationen von Reinheit und Weiß, Eindrücke, die die Stadt Palermo hinterlassen hat. Eine dunkle, magische Stadt von majestätischem Eindruck, seltsamen Geheimnissen und tiefen Erinnerungen aus Hingabe und Gewalt, von dem der Künstler sich während seiner Reisen imprägniert hat und als eine Herausforderung für seine Arbeit aufnahm !
Arbeiten, ausschließlich weiß, mit verschiedenen gesammelten Materialien: Stoff, Collagen von Gegenständen wie Holz, Eisen, Federn, Spiegel, getrockneten Rosen, Gasmasken, Glas und Asche, die den Eindruck von ewigen Erinnerungen der berühmten Capucini in ihrer letzten Ruhestätte erwecken!.
Die ROTE Periode:
Von 2000 bis 2008, ereignet sich eine beeindruckende Veränderung, oder vielmehr eine Evolution,
eine Verwandlung :
Die weiße Farbe weicht der roten Farbe
Rot wie Blut, schwer von Bedeutung, so rot wie das Herz, Puls des Lebens, die der Künstler in mehrdeutigen Begriffen erscheinen lässt, buchstäblich in der Falle seiner eigenen Welt gefangen.
Intimate Arbeit auf unbestimmte Zeit, ist es das Echo seiner ersten, am Anfang schon, bedeutungsvollen Inspiration.
Arbeiten , ausnahmslos auf roten Hintergrund. Bevorzugte Wahl, der sich alle zugehörigen und ausgewähleten Objekte unterwerfen und dessen symbolische Konnotationen, die Farbe rot wie eine rote Wunde, Blut aus der Wunde, über das Thema :das pulsierende Herz des Menschen und das Leben ..,erscheinen lässt !
Ein Selbstbildnis des Künstlers, welches sich duch Fragmente von Glas, Spiegelsplittern und anderen Aspekten offenbart und zum Ausdruck andere Welten beiträgt, so dass kein Zweifel an dem Erscheinen sämtlicher vorherigen kombinierten Töne: schwarz, weiss, rot und gold, besteht, sich in der letzten Zeit seines Lebens projeziert, animiert und verankert, erneut verewigen !
Wir sind im Jahr 2009...
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Dans la chaleur de l’Afrique Occidentale,
Dans l’étirement de la peau
Sous le crépitement électrique de la paume,
La toile devient pile, accumulatrice d’énergie.
Lieu où le corps en transe
Que distend le souffle
Perd son identité pour se fondre
Dans les containers aux veines d’acier.
Tentative désespérée pour tenter de saisir
La seconde d’éblouissement
Où l’énergie se change en matière,
Où la matière produit la pensée.
Dans l’univers de Jürgen EHRE
Absence et présence cohabitent étroitement.
Le jeu se situe à l’intersection,
Courts-circuits où s’organise la trame.
Nous ne donnons qu’un trajet,
Qu’un parcours possible,
Tressons le fil d’Ariane à travers
Une multitude de lieux, de niveaux,
De glacis ou d’incandescences,
De transparences en transparences,
De transparences en fixation,
Le temps d’une pensée éphémère
Qui se veut dogme, éternité.
Notre magie occidentale est faite
De tam-tams métalliques, gris-gris de l’homme blanc
Qui ausculte les diagrammes, les électrocardiogrammes,
Ecrans, tubes, cathodes,
Regard fixe sur l’indice lumineux qui palpite.
Entre le sorcier et le scientifique
S’établit le lien magique de l’intuition,
Danse en lambeaux, mais qui préfigure
Tant dans le réel qu’à la surface de la toile
L’en deçà de la mutation.
Quand la peinture de Jürgen EHRE cesser-t-elle d’interroger
Pour ne plus se reposer que sur elle-même ?
Alain Pomarede-Ravoir 1975
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Jürgen EHRE
L’espèce de fascination qu’exerce, sur le regard de chacun, la vision radiographique, prouve bien qu’il y a là quelque chose qui dérange. Alors que dénuder un corps, c’est l’offrir aux agressions, ou au désir, en user comme objet, le radiographier, c’est mesurer ses organes, ses structures, pénétrer en lui, le posséder jusque dans ses zones les plus cachées, ignorées de lui-même. Le regard médical est le plus impudique, sous couvert d’être protecteur.
Toute la peinture de ce siècle aura été agitée par le souci de dépasser ses contraintes, de pervertir ses moyens. Du cubisme au surréalisme se profile l’espèce de rage d’exprimer une réalité dans sa totalité : physique ici, psychique là ; de crever l’écran de la toile.
Le découpage de l’objet préparant l’abstraction rigoureuse, et l’expression d’uns vie intime, celle d’un lyrisme sans aucune contrainte, et par voie de conséquence, la matériologie : une peinture ayant bientôt sa finalité dans son objet.
Nul n’avait envisagé d’aller plus loin que la toile en usant d’une fiction scientifique, comme le fait Jürgen EHRE. Sa méthode de représentation est plutôt une investigation (imaginaire) au-delà du visible à l’oeil nu. Il pratique une sorte de travail au zoom sur les détails anatomiques, fixant dans un hiératisme et une solennité interne qui deviennent inquiétantes, les structures internes d’un animal aux confins de la morphologie humaine.
Dans cet effet de contraste violent qui se crée avec le noir profond des ambiances radiographiques, et l’éclat du blanc des définitions figuratives qui s’y inscrivent, l’inverstigation de EHRE apparaît déjà moins innocente. Et s’il emprunte à la science ses pouvoirs, s’il mime sa rigeur, c’est pour mieux fixer au pilori de la toile la charge d’angoisse qui justifiait ce choix.
La réalité se résume ici à ce monde fermé des laboratoires où se poursuivent d’étranges expériences qui font du sujet ausculté un prisonnier. Il est dissséqué jusque dans son intimité charnelle. Rien de se qui fait sa nature ne peut échapper à l’observateur.
EHRE a parlé d’image amplifiée. Non qu’il porte celle-ci à une plus grande dimension, mais, surtout à une plus forte intensité. Si le champ d’investigation du peintre se réduit, ici, à l’écran de la radiographie, il épouse en revanche la formidable opération des mutations qu’il enregistre avec une espèce de froideur de laborantin.
Et le peintre nous fait témoin de ce passage d’un état à un autre. D’où le choix privilégié- un temops- du singe devenant homme.
Prisonnier de ce carcan des cadres qui maintiennent dabs un état de passivité le sujet observé (si bien nommé patient) on voit, cependant, outre la diversité morphologique de ce dernier, les attitudes également évoluer, et tout un théâtre s’organiser (s’improviser) dans l’écran d’une cinématographgie fantastique.
Un être antropomophe gesticule derrièe une sorte de tribune. Il est à la fois prédicateur et juge, parfouis bouffon, avteur d’un psychodrame où passeront tous les mouvements de la passion. Et c’est cela qui a changé dans la peinture d’EHRE. Elle fut d’abord statique,
de stricte observation ; avant de se gonfler de l’intérieur, comme portée par quelque souffle extraordinaire qui anime cet au-delà des miroirs de notre réalité.
Jean-Jacques Lévêque
Paris 1978
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Jürgen EHRE
Dans l’étendu du réel, EHRE se place aux frontières de l’inconnu, là ou l’intuition l’emporte.
Cet inconnu, il faut la manipuler avec soin, pour ne pas le trahir. Pour le saisir, il faut lui tendre un piège, mettre en place les instruments qui perceront les secrets de la transparence.
EHRE crée d’abord un espace neutre, un espace particulier où vont évoluer librement les formes. Le noir est cet espace. Il accentue le côté fugitf des choses, révèle les vides, les associations, projette la diaphanéité des corps. Sur (et dans) cet abîme noir viennent se profiler des éléments choisis avec soin : éléments tensionnels ; objets allusifs ; lumière rayonnante ; signes plastiques.
Les flèches indiquent les champs de force, délimitent le vide, créent un plein doué de tension où tout bouge dans un espace/temps aux références inhabituelles.
Les écrans, les tracés, les fils coducteurs, les appareils d’enregistrements, les électrodes, les grilles, ramènent à un temps réel, à une opération qui consisterait à rendre possible un droit de regard sur la face cachée de la connaissance. Ce sont des amplificateurs, des révélateurs extrêmement sebsibles.
La lumière, l’incandescence, le transparence- l’érosion du noir- indiquent un espace intermédiare où l’on peut repérer avec clarté cette fluide réalité des suggestions, des assciations d’idées, des rapports subtils. Le halo engendre une certaine inquiétude. L’incertain devient saisissable et l’énergie irradiant accumulée accentue les contrastes.
Lettres et chiffres sont par contre prsque toujours des signes purement plastiques.
Ce brouillage de la réalité n’est pas gratuit. EHRE veut nous montrer une présence cachée. Un lien entre la science et la magie. Il lui faut pour cela reconstruire l’image grâce à la sensibilité et l’intuition.
« Je regarde là où le mystère ouvre le passage de l’être au néant. Ce que j’exprime se situe à l’intersection des courtcircuits et des images, et la recherche, nécessairement analytique, est aussi pleine d’ironie. »
Pour EHRE, la substance de la peinture vient de l’inconscient. Pour y accéder l’observateur doit rester très attentif et s’affranchir de tout cliché.
Dans ce terrain vierge les similitudes sont déterminantes. Les animaux sont des prédateurs, des corps en mutation, le double de l’homme. La présence de celui-ci se dessine derrière les singes et les grands félins. Parfois c’est l’homme-chasseur qui met son masque rituel, et il se produit alors un « transfert du moi aléatoitre » qui met à nu la puissance de la mort. Le passé et l’avenir, l’homme-animal, l’homme-machine et l’animal-machine, le fonctionnement du mental enregistré par les outils de la science et par le réseau allusif de la magie, l’automatisme de l’écriture guidant la découverte, ouvrent des voies nouvelles et fascinantes à la quête du réel. La réalité n’est pas stable. Elle se transforme sans cesse, elle se modifie. EHRE voudrait arriver à l’instantanéité de la prise et, de ce fait, à la vision spectrale du double pressenti.
Dans l’espace/temps ambigu matérialisé par le noir, EHRE inscrit l’image d’un invisible chargé de sens.
Il est nécessaire, pour le faire, d’avoir beaucoup de courage et de sensibilité.
Egidio Alvaro, Paris, mars 1975
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La peinture de Jürgen EHRE :
Aux limites du réalisme, l’image devient support d’une quête de la réalité psychologique ou,
Plutôt, lieu de renversement où,
L’enigmatique et l’ombre de l’invisible prennet corps, étalent leurs charmes et posent leurs questions.
Egidio Alvaro
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Texte de Philippe Plattner Galerie Arcanes, Bruxelles 1972
Au moment où notre façon de percevoir le monde est bouleversée par l’apparition de l’électronique, il devient naturel que l’artiste s’exprime autrement qu’à l’aide d’une technique relevant de seul passé. Jürgen EHRE, de l’épanouissement à la défloraison des images, trace des infinis où la féminité incruste son achèvement.
Son graphisme est une projection humaine, comme une voix lançant vers l’anxièté des multiples, uin appel de fleurs vocales dans un paradis de luxure. Chacune de ses toiles est une expression corporelle au-delà de l’expression et plus loin que le corps. Il faudrait demeurer immobile et muet tandis que ses tableaux tourneraient autour de nous, comme si nous étions le centre d’un kaléidoscope, pour apprécier l’incantation shakespearienne qui se dégage comme l’ondulement d’un parfum dans sa phrase musicale qui serait non pas l’ombre mais le squelette de la forme dont ils s’échappent. L’univers fantasmagorique de Jürgen EHRE est la projection lumineuse d’une analyse dimensionnée au prisme d’un regard.
C’est un océan transcendantal de vaisseaux chimériques dont le mouvement trace des marées aux formes humaines et qui dédoublent à l’extrême l’enlisement de nos gestes comme des bras flétris d’autones inachevés.
Ce sont des êtres en mutation dont les formes sensorielles en métamporphose constante semblent garder le reminiscence d’une vie qu’elles n’ont pas encore vécue comme si leurs oreilles entendaient la lumière et que leurs regards inventaient des paysages.
Le mystère et le rythme, ces deux éléments fondamentaux de tout culte humain, s’inscivent prodigieusement dans l’œuvre de Jürgen EHRE.
Il est attachant de constater que dans un langage nouveau, ce jeune peintre tente de résoudre le problème de la lumière et de l’ombre, du feu et d el’eau, que l’homme porte en lui comme un fardeau trop lourd .
Philippe Plattner 1972
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Peinture attentive et froide, ironique et cérébrale,image de l’imaginaire, celle du visible et celle de l’invisible, invisible de l’Homme- c'est-à-dire de la Bête- intérieur des corps, carcasses emplumées, circonvolutions méningées, radiographie de la pensée.
Quelque soit le terme descriptif, notre perception enregistre autre chose qu’une image esthétique ou un jugement pertinent.
Entre le visible et l’invisible, présence et absence, l’image prend d’abord un état intermédiaire où se réfléchissent dans une ambivalence les images inconscientes et les projections inconscientes que l’on pourrait appeler « trace d’une trace » - où « réminiscences d’un – non encore – vécu ».
Lien magique entre matière et esprit. Cette énergie peut revêtir des apparences multiples dont la forme joue le rôle de catalyseur.
Le support noir sur lequel je travaille exclusivement me paraît le mieux correspondre à l’image d’une réceptivité possible par son pouvoir réflecteur, à la fois neutre et présent ; il constitue le « médium de l’image ».
Chaque trace y est « ineffaçablement » inscrite et portée à sa densité voulue.
Les « indications » ainsi visualisées s’impriment sur le vide et l’obscur d’un espace-temps dépourvu de références « naturelles » (directement et spontanément discernable par nos sens)
Espace-temps dont on peut augurer qu’il est susceptible de figurer l’écran d’un cerveau libéré de son enveloppe corporelle et, dès lors, des zones innervées où se manifestent les irruptions des perceptions.
Travail où l’intuition est l’amalgame entre la rationalité et l’imaginaire, provocation calculée, ayant pour but de trouver la conscience de l’observateur dans un état de réceptivité inhabituel.
Jürgen EHRE
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: Exposition particulières :EXTRAITS
1969 Galerie Annemarie VERNA, Zürich, Suisse
Galerie Zunini, Paris
1972 Galerie Arcanes, Bruxelles, Belgique
1973 Städtische Galerie Haus Seel , Siegen, Allemagne
1974 Galerie Etienne de Causans, Paris
1975 Galerie Claude Jongenn ; Bruxelles , Belgique
1976 Galerie Trudstolpegard, danemark
1977 Universitetsbibloitekets, Copenhagen
1978 Galerie Lefor-Openo, Paris
1979 Galerie D’Eendt, Amsterdam, Hollande
1980 Galerie « Le Soleil dans la Tête », Paris
1981 Galerie Rose-Marie, Lille
1982 Galerie Rathaus Stadt Baunatal, Allemagne
1983 Galerie Dreieich, Allemagne
1984 Galerie Pierrette Morda Paris
à suivre...
Portrait de Roger Fusciardi 2008, Atelier, Paris
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