Debesh Goswami

Exposition connexe

10 saisons - octobre 1996 - novembre 2006

Galerie connexe

Haut-Pavé

Debesh Goswami sur Yahoo :

Page précédente - retour
Debesh Goswami
Naissance : 1965

Pays principal : France
Lieu de travail principal : Rennes

Voir le dossier de Debesh Goswami en PDF
Télécharger le dossier de Debesh Goswami en PDF

Biographie

DépouillesDebesh Goswami montre depuis plusieurs années, dans son travail de sculpture, le processus de métamorphose et de renaissance des éléments organiques : les végétaux, la cire, la terre constituent les éléments de cycle vital, et l’énergie du vivant. La forme du corps humain peut s’intégrer dans ce mouvement, dissimulé ou présent.Corps, tombé face au ciel ou face contre terre, photographié, irradié, ou occulté par une chape de terre ou révélé par le pigment. Le moulage et la photographie entretiennent depuis toujours des relations d’équivalence, l’une et l’autre figent l’image dans une intention de mémoire, elles procèdent d’un lien indiciel par la trace et l’empreinte ; techniquement par le relais d’un enregistrement négatif.On pense moins à leur capacité à évoquer la perte. La destruction de l’image procède du temps, la lumière qui a produit l’image altère la photo, la terre se dessèche et retombe en poussière. De même le corps du vivant est voué à disparition. Mais dans la tradition et la culture de l’Inde, la matière se recycle, l’esprit demeure dans les métamorphoses.La pâte à pain, matériau qu’utilise Debesh dans ses dernières pièces, performances et sculptures, appartient au mouvement vital. Le chapati, pain traditionnel, artisanal, est porteur d’une valeur symbolique autant qu’il est une base de nourriture, absorbée par le corps.La pâte devient ainsi enveloppe, élastique, souple, moule et matrice : une limite entre peau et monde, une frontière précaire. Ce que le titre choisi par l’artiste «Flexible borders» veut signifier. Un état de passage entre les deux, dans le temps aussi.La matière forme des dépouilles. Un terme employé pour des moules en sculpture. Leur aspect de «guenille» nous renvoie aux images des corps vivants mais déjà ensevelis. Ou encore de corps en partance pour une nouvelle vie.Les gisants et les cadavres de Bénarès ont peut-être inspiré cette allégorie de la destinée de l’humain ; la méditation sur le rituel funéraire de la crémation dans l’installation «From my garden» nous amenait à penser à l’équivalence du processus de transformation, le corps sur les bûchers est calibré à la mesure du bois nécessaire à sa consumation, leur «devenir cendre», jeté au Gange, est Un. Leur trace résiduelle est minuscule et infinie dans le flux qui l’emporte et les fera limon dans le delta du Bengale. Une nouvelle floraison s’y génère.Le pain, issue de ce cycle de renouveau dans la culture de céréales, et qui nourrit l’homme, le reconstruit infiniment. Une nouvelle figure de la vie. Fragile.
Anne KerdraonProfesseur d’Arts Plastiques, Université Rennes II

Période : Contemporain

Mots-clés

Goswami Debesh Goswami Goswami Debesh

Credits et sources

Le site de Debesh Goswami


Notez cet artiste de 1 à 10 : - A propos


Nombre de fois favoris : 2 - A propos
Nombre de résultats dans Yahoo : 282 - A propos




Pour faire un lien vers cette page, copiez et collez ce code sur votre site :


Ajouter un commentaire


Les champs en bleu sont obligatoire

Ajouter un commentaire