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<title>Derniers textes ajoutes sur Artzari</title>
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<description>Artzari.fr est le guide international en français des artistes, des expositions, des livres d'art, des galeries d'art et des musees</description>
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<title>Derniers textes ajoutes sur Artzari</title>
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<title>David Wolle</title>
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<description>David Wolle peint délibérément de petits tableaux insolites d'où émane la sensation d'une inquiétante étrangeté, d'autant plus inquiétante que leurs titres et ce qu'ils représentent nous portent de prime abord à sourire. On songe à nos rêves enfantins, à nos envies de banquets dans des palais-gâteaux aux formes alléchantes, à des architectures de guimauves à dévorer, à des agrégats orgiaques de pastilles et de crèmes, à des bretzels caramélisés. Mais ces goûters fastueux à l'instar des festins libertins du XVIIIe siècle nous annoncent les désenchantements et les désillusions des lendemains de fête, des aubes d'après ripailles. Ces crèmes bleues et roses, ces montagnes neigeuses de Chantilly où s'engluent des pastilles acidulées, s'affaissent en rejets visqueux, se liquéfient en flaques de vomissures ignobles. Tout soudain se défait leur beauté si décorative. Nous chavirons, écoeurés, jusqu'à tourner de l'œil. Mais alors que nous commençons à ressentir, en face de ces constructions molles, comme Claudel devant les natures mortes hollandaises, l'emprise implacable et inexorable du temps défaisant leurs agencements raffinés, la peinture reprend ses droits et impose, sur son fil du rasoir, un équilibre entre la jubilation et la mélancolie. Parce que David Wolle peint à l'ancienne avec une effarante modernité. Il porte presqu'au trompe-l'œil par le jeu, dans la perspective rigoureuse de ses mises en scène, des valeurs colorées et lumineuses, ses savantes constructions de pâtisseries et de confiseries incertaines. Il use d'une coloration claire et suave, passée en couches légères qui lui octroient les transparences du lavis. Cette coloration nous rappelle le chromatisme émaillé d'un Bronzino et de quelques peintres maniéristes, mais accommodé à la sauce de la séduction des coloriages pop, ceux de Mel Ramos ou de David Hockney. Ou, plutôt à celle, tout aussi séduisante, des gammes légères, pastellisées et fades, des lactescences mortifères et cryogéniques de certaines peintures et vidéos de Matthew Barney.
Chez qui s'attarde devant ces bâtis crémeux, si fermement architecturés dans leur douce mollesse, se lèvent bien d'autres réminiscences. David Wolle semble y avoir condensé et cristallisé les composants de son musée imaginaire. On peut voir, c'est selon, dans ses œuvres une sorte de reprise pop et postmoderne de Fautrier. Mais dont les "cataplasmes de vomissures" auraient la légéreté des beignets soufflés de crevettes chinois aux saveurs innervantes. On se laisse aller encore à évoquer les paysages lunaires de Tanguy peuplés de formes cartilagineuses, mais aussi les formes molles et médusantes de Dali, voire l'onirisme antique et tragique de Chirico. On peut tout aussi bien se remémorer ces "vues" de ville idéales qu'aimaient à figurer les intarsiatori de la Renaissance dans le sillage des propositions urbanistes de Laurana et de Francesco di Giorgio Martini, prémices inquiétantes de ces architectures panoptiques et totalitaires dans lesquelles les deux monstres calamiteux du XXe siècle, le fascisme et le communisme, ont voulu esthétiser le réel. On en sait le contrepoint infernal. Les architectures de David Wolle figurent une réponse "enfantine" au cauchemar. Un chant d'oiseau ? Elles s'enchantent en n'esquivant pas le désenchantement qui adviendra et sera sans recours. D'où ces titres comme extraits de comptines, de murmures d'enfants, une expression par onomatopées en quelque sorte infans, une langue secrète, comme pour exorciser les législations terrorisantes de la destruction de l'espèce humaine.
David Wolle incarne d'abord ses formes pâtissières dans de la pâte à modeler. Puis peint, "portraitise", en quelque sorte, ses petites sculptures. Une fois figurées sur la toile, il les détruit. Comme le fait un enfant bâtisseur de châteaux et de palais de cubes, de sable, de carton, etc. Ses peintures sont belles. C'est ainsi.


Bernard Ceysson</description>
<dc:subject>Textes</dc:subject>
<dc:date>2010-03-11 17:43:49</dc:date>
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<title>LOUTTRE B.    PEINDRE NATURELLEMENT</title>
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<description>Ce qui frappe, au premier regard devant les tableaux de Loutre.B, c’est la force de leur évidence, leur immédiateté et le plaisir qu’ils expriment. Loutre.B ne peint pas en partant de concept, projet ou convention de ou sur l’acte de peindre ou la peinture. Il peint du dedans de la peinture. Comme si ce médium était pour lui un mode d’expression aussi naturel pour exprimer l’être au monde, que peut l’être la parole, une procédure aussi simple que le fait de marcher.

Naturellement bilingue (de parole et de peinture) il n’éprouve pas le besoin de justifier de ce qu’il fait, encore moins à l’égard de lui-même, à l’intérieur de son œuvre. Bissière disait : je peins comme le pommier donne des pommes. Loutre.B lui est carrément, né pommier. C’est la raison de cette aisance que l’on remarque dans l’occupation de l’espace de la toile ou dans l’agencement des couleurs. Jouant et se jouant des références sur les genres (paysages, ou natures mortes, par exemple), ou des problématiques récurrentes (fond/motif ou figure ; surface/ profondeur ;cadre…) à l’exercice du médium, les juxtaposant dans une mosaïque audacieuse, de plans et de plage de couleur, d’une harmonie confondante. Mais cette facilité n‘est qu’apparence. Loutre. B cisèle sa peinture, comme un écrivain polit ses phrases. Les constructions sont en réalité savantes et les hardiesses dans la juxtaposition et le traitement des couleurs, qui passent comme une lettre à la poste.

On a, de nombreuses fois, écrit que ses tableaux s’enracinaient dans les paysages de son Quercy natal. Il y a peu de chance cependant que le ciel du Quercy soit rouge ou jaune comme de la paille et que les sols soient bleus comme la mer. Si ciels ou sols il y a dans ses toiles. La référence de ces «  paysages » serait plutôt intérieure. Même pas des paysages d’ailleurs qui resteraient aux plus près d’un souvenir, mais bien plutôt l’expression d’une poésie du sensible, de l’émotion. Les figures : silhouettes d’arbres ou de fleurs, quelques traits qui dessinent une maison, la rondeur possible d’une pomme ou l’ovale d’un citron, la rondeur d’une colline, empruntent à des formes primitives, qui les conceptualisent. Elles ne se veulent pas évocatrices de sens ou assurer un rapport médiat au réel. Ce sont des stimuli qui partent de l’intérieur de la peinture, dont ils empruntent des codes : des facilitateurs d’émotions, des porteurs d’imaginaires.

En réalité ces formes sont surtout des prétextes, des ossatures, sur lesquelles elles s’accrochent, au jeu de la couleur. Qui est lorsqu’on y réfléchit, plus que jamais aujourd’hui, la vraie raison de la peinture. La peinture c’est d’abord la résonance de la couleur qui fait vibrer l’émotion. Les figure font le pont. Elles amplifient ce que le regardeur immédiatement éprouve, en lui offrant la possibilité d’enrichir son ressenti par des références personnelles, à la manière de la madeleine de Proust. Forme d’appel aussi pour capter le regard, qui le rassure et le libère de l’effort de comprendre. Puisqu’il n’y a rien à comprendre, mais simplement à voir par-delà le regard. Manière aussi, du côté de l’artiste, de contenir l’exubérance de sa peinture, de la raccrocher aux branches, afin de ne pas la laisser mener son jeu, seule. Une retenue, une pudeur, héritières d’une longue tradition, qui tente de préserver l’expression du sensible, la liberté de la forme, des risques de l’emphase. Qui participe chez Loutre.B de son projet d’harmonie et d’échange.

Le peintre pour Loutre.B est un médiateur. Lui a choisi de dire l’étonnement de vivre. Sa peinture exprime cette surprise que chacun ressent d’avoir cette appétence, ce bonheur d’être. Et qu’il transmet dans ces tableaux par ce plaisir de faire.

Mais ce bonheur n’est pas de tout repos pour l’artiste, il le sait. Dans le tableau viennent se croiser des regards : celui incertain, en attente, du regardeur, avec celui du peintre qui le regarde de l’intérieur. Par cette promesse posée, pour une rencontre hypothétique, et toujours différée, l’artiste se met en jeu. Il prend un risque à la mesure de ce qu’il y a investi. C’est un jeu dangereux dans la mesure où, lui qui donne, jette sa parole au vent comme le fait l’arbre dont il envole les graines, comme le poisson répand sa semence dans la mer. Car l’artiste qui sème, sans savoir qui et comment recevra son offrande, est  dans l’attente pourtant, d’un retour nécessaire.

Et ce qu’il sait aussi: c’est que cette rencontre ne sera que partielle, médiate. Qu’elle ne sera jamais un dialogue. Ce que le jeu des mots dans les titres rappelle, qui font écran. Ils disent a contrario, qu’il n’y a pas de peinture innocente, de même qu’il n’y a jamais de parole qui ne veule rien dire. Toutes paroles, tous tableaux sont un acte de saisie, une affirmation d’être là, à un moment où peut réussir ou se rater l’échange. Que le tableau est un enjeu. Qu’il peut être le lieu, le temps du malentendu. C’est cette gravité de l’instant de cette rencontre différée, où ce qu’il a posé ne peut plus se reprendre, que Loutre.B tente de désamorcer, par une pirouette, en recourrant à l’ironie de mots-puisqu’il faut bien un titre- pour évacuer le sujet et lui se mettre ailleurs. Afin de laisser à celui qui regarde, la pleine jouissance de son ressenti. Cette gravité qui sous-tend sa peinture est la raison de cette retenue déjà dite. La jubilation qu’elle exprime ne fait pas l’économie d’une évidente nostalgie.

Quelles sont aujourd’hui, alors que sont advenus d’autres moyens tous plus technologiques, les raisons de peindre ? Sinon que d’exprimer des émotions autrement indicibles, de bâtir des imaginations impossibles, en exploitant l’extraordinaire souplesse d’un médium qui, par ce qu’il implique totalement et physiquement l’artiste, plus que les autres ne peuvent le faire, bénéficie du fait de cet engagement inscrit, d’un crédit de sincérité, qui facilite l’empathie. Alors que la matérialité du tableau impose, sa présence.

Et dans cet échange qui se produit, la seule chose qui importe à Loutre.B, une fois que l’œuvre, matériellement achevée, a pris ses distances, c’est ce qu’elle exprime à celui qui s’y reconnaît. Cette condition est pour lui essentielle.

Jean-Paul Blanchet</description>
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<dc:date>2010-03-11 17:32:21</dc:date>
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<title>Gilles ANDRÉ - article</title>
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<description>Oxymorons picturaux qui renvoient à la profondeur de temps immémoriaux; futur ou passé, on ne sait plus 
vierges romanes androgynes; fayoum du XXI ème siècle ou robots primitifs 
le papier avec l'eau redevient vie primordiale, avant l'humain, il s'esquisse à peine en fresque accidentelle 
nous rappelant que la beauté est fragile, éternelle et éphémère.. 
                         
            
                                                                                          Lara Guillaud</description>
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<dc:date>2010-03-09 15:00:20</dc:date>
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<title>Gilles ANDRÉ - article</title>
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<description>Visages murmurés à peine ébauchés qu'un autre surgit donnant à voir cet éternel recommencement. 
Cette difficulté de s'installer dans une identité, celle qui marque les visages comme les âmes, 
si fragile que pourquoi s'en emparer, de celle là plutôt que d'une autre, de ce visage plutôt que d'un autre. 
Rêverie qui nous tient éveillé juste au bord de notre reflet le temps que l'on reste debout à contempler ce qui ne tient pas. 

                                                                                                                            Matemma</description>
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<dc:date>2010-03-09 14:52:35</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.artzari.fr/fiche-texte.gilles-andre-article.html">
<title>Gilles ANDRÉ -  Article</title>
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<description>Variations infinies d'un rêve à peine ébauché et déjà brisé par les injures de la vie, les visages défilent : âmes maudites,
 fantômes déchirants et déchirés mais attachants, regards caverneux, écorchures inquiétantes, dissymétries troublantes...
 dans une pénombre traversée d'éclairs lucides et mystiques. "Rêve étrange et pénétrant."  

                                                                                                                                      Christine Meunier</description>
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<dc:date>2010-03-09 14:44:05</dc:date>
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<title>CORPS ET AMES, EXPOSITION DES SCULPTURES D'ANTOINE SCHAAB, MJC DE NEUILLY SUR SEINE</title>
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<description>Au moment ou ce que l’on nomme l’art contemporain»  est envahi par la décoration d’intérieur, les simples procédés de fabrication ou l’occupation tonitruante des espaces, cette exposition aspire à présenter des artistes dont le travail s’applique à tout autre chose ; la dif&#64257;culté mais aussi l’extrême richesse d’exister  au regard de l’hé- 
ritage majeur des maîtres ; les souf&#64258;es de la mémoire ; évocation de l’intime &#64258;ottant en permanence entre le palpable et l’im- 
palpable ; l’incontournable fragilité des corps ; 
plus que tout... une survie au delà du labeur. 
Antoine Schaab</description>
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<dc:date>2010-03-08 22:04:36</dc:date>
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<title>Dessins, Collages, Sculptures en bronze ANTOINE SCHAAB, Galerie 5.6., Gent, Belgique</title>
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<description>Lorsque la connivence de deux créations 
s’imbilise à un pays aux fascinations  
solaires, le voyeur superpose les béances 
de sa mémoire à leurs jeux. 
L’image &#64257;ge l’inandescence des lieux,  
le dessin poursuit l’imaginaire  
que l’objectif occultait. 
Pas de masque. 
Qu’on ne s’y trompe. 
L’oiseau vultureux et le crocodile aux 
allures déchues, gardent, tutélaires, 
le domaine de Nyama, l’immortelle  
force vitale. 
Antoine Schaab et Stephan Oriach  
s’y sont rencontrés. 
D. Sarver.</description>
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<title>Art, Pologne, Aujourd’hui</title>
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<description>Art, Pologne, Aujourd’hui


Avec quatre artistes de premier ordre, cette exposition intitulée Art, Pologne, Aujourd’hui ne saurait bien entendu être exhaustive, mais elle a l’ambition d’être significative : d’abord parce qu’elle s’inscrit dans une longue et toujours vivante tradition, ensuite parce que Wela, Piotr Szurek, Gabriela Morawetz et Aliska Lahusen sont particulièrement représentatifs de la modernité polonaise dans le domaine des arts plastiques.

Une longue et toujours vivante tradition : inutile de remonter au gothique, propagé autrefois sur les bords de la Vistule par des moines cisterciens et prémontrés français, pour affirmer la permanence des liens artistiques entre la France et la Pologne. N’est-ce pas Alexandre Kucharski, par exemple, qui fut le dernier peintre officiel de Marie-Antoinette et l’auteur de son bouleversant portrait en tenue de deuil, exécuté en cachette à la prison du Temple ?

Plus près de nous, il n’est pas indifférent que deux femmes aient illustré avec éclat l’école polonaise de Paris, dont il ne serait pas exagéré de dire qu’elle constituait le meilleur de l’école polonaise tout court : Olga Boznanska (morte en 1940), puis Mela Muter (disparue en 1967). La première, émule de Whistler et Manet, choisit une manière de peindre libre, mais avec une palette limitée aux tons obscurs où dominaient le marron, le vert, le gris et le noir. Quels que soient les sujets (portraits, natures mortes ou paysages), la peinture de Boznanska était empreinte de gravité : elle excellait à traduire des atmosphères de mélancolie et de recueillement, tout juste relevées par une touche de carmin mêlé de blanc. 

La seconde, intimement liée à la vie intellectuelle parisienne (amie d’Arthur Honneger, Romain Rolland et Rainer Maria Rilke, elle s’était fait dessiner un projet de maison à Paris par Auguste Perret), approfondit les sillons creusés par Gauguin et Cézanne, mais aussi Vuillard. Mela Muter, artiste reconnue internationalement, avait adopté, comme Boznanska, des coloris éteints et cultivait une vision mélancolique de la condition humaine comme des simples objets qu’elle observait. « Dans l’art, il faut être taciturne, enseignait-elle, il ne faut pas présenter tous les détails, il faut se concentrer sur les choses pertinentes. »

Des artistes représentatifs de la modernité : Wela, Szurek, Morawetz et Lahusen ont choisi des options différentes, leurs modes d’expression et leurs thèmes d’inspiration ne sont pas les mêmes, et cependant certains points communs les unissent profondément à au moins deux niveaux.

 Premier niveau : les uns et les autres démontrent une parfaite connaissance de la situation artistique de leur temps, ils en connaissent les enjeux de manière intime, ils en maîtrisent les techniques avec autorité. Bref : ils en savent assez pour éliminer ce qui leur semble anecdotique et intégrer à leurs démarches respectives ce qui, du minimalisme, du conceptualisme ou du post-modernisme entre autres, peut être utile à la mise en œuvre de leurs langages spécifiques.

Deuxième niveau : tous les quatre semblent avoir perçu avec acuité le message de Mela Muter : leur art n’est pas nécessairement « taciturne » mais il est incontestablement grave. Leurs recherches formelles ne s’accommoderaient pas de motifs futiles. On sent toujours que quelque chose d’essentiel nous est proposé, qui ne peut être transmis que par les moyens de l’art. Un art de haute exigence, qui ne se concentre « que sur les choses pertinentes » : un art véritablement polonais en somme.

Jean-Luc Chalumeau
janvier 2010


WELA

Dans la riche et complexe polyphonie plastique signée Wela (Elisabeth Wierzbicka), l’amateur de dessin est d’abord comblé : Wela aime visiblement dessiner, et elle est à l’aise dans les plus grands formats comme en a témoigné récemment son installation Mémoires fuyantes dans le cadre de « La promenade dans l’art d’aujourd’hui » organisée à Auvers-sur-Oise en 2009. Un vaste travail à l’acrylique, charbon et mine de plomb en formait le fond, centré sur un chien en pleine course (peut-être venu des travaux photochronographiques de Muybridge) avec, de part et d’autre, un jeu d’équilibre entre plages claires et larges morsures de noir intense. Des dessins à la mine de plomb avaient précédemment travaillé la figure humaine en 2001 : en l’occurrence une figure souffrante, torturée, écrasée qui serait suivie, de 2005 à 2009 par des cycles (Connexions, Les Méandres, Dessins obsessionnels) qui, malgré leur caractère abstrait, exprimaient tous une tension insupportable, une douleur sans limite.  
 Sur la base de cet univers empreint d’une évidente gravité, Wela développe sa problématique dans la troisième dimension, de telle sorte que ses installations prennent en compte les « relations qu’entretiennent entre eux sur le plan philosophique la frontière entre l’objet et le non-objet, l’intérieur et l’extérieur, et sur le plan visuel, les relations entre l’espace bi et tri-dimensionnel ». L’artiste vise la représentation de cette tension « entre la trace et le plan vide du fond » en intégrant des éléments divers, voire contradictoires.
C’est ainsi que, en 2006, elle a notamment réalisé pour le festival des Arts de la Rue de Sotteville-lès-Rouen une installation, Passage suspendu, qui proposait une co-création aux spectateurs : celle de la réalité virtuelle du dessin, du temps et de l’espace. Il s’agissait d’un espace ouvert formé de deux parois cylindriques en forex (6 m x 4 m) dans lequel Wela avait dessiné à la mine de plomb. Au centre du cylindre, une colonne tournante en acier poli-miroir reflétait à la fois son dessin et l’environnement extérieur lui-même perturbé par la présence du spectateur. Le mouvement perpétuel de la colonne et les passages des visiteurs créaient une infinité de variations dépendant des positions relatives de chacun des éléments du dispositif, spectateur compris. Ce dernier était ainsi invité à réfléchir sur les pouvoirs de l’art et, qui sait, à se sentir artiste lui-même. Wela avait ainsi atteint son but.

PIOTR SZUREK

Piotr Szurek ne pratique que l’autoportrait, par le moyen du dessin et de la peinture (technique mixte sur papier) et par celui de la gravure (aquatinte), mode d’expression dans lequel il est passé maître. L’obsession de l’autoportrait n’a rien d’exceptionnel, si l’on songe, près de nous, à Cindy Sherman, Arnulf Rainer ou Roman Opalka et, plus loin évidemment, à Rembrandt. Mais Cindy Sherman pratique la photographie et joue des rôles : ce n’est pas elle-même qui est en jeu. Arnulf Rainer s’est essentiellement intéressé au visage en tant que son propre masque mortuaire. Quant aux cheminements lointainement symétriques de Rembrandt et Opalka faisant progressivement basculer leurs visages, l’un dans le noir et l’autre dans le blanc – toujours la mort, ils n’ont rien à voir avec la démarche de Szurek qui, avec une énergie farouche, s’analyse en train de vivre avec violence. À l’observateur tenté de poser la question de la « ressemblance », on peut répondre que ces visages sont en effet toujours et encore Piotr Szurek, mais que ce n’est pas l’essentiel : en prenant la version italienne du mot autoportrait, autorittrato, on est tenté de dire que les visages torturés, crachant parfois on ne sait quelle bile, de Szurek, sont des autoretraits. L’artiste ne s’observe pas à la manière de Dürer fixant scrupuleusement un miroir, il prend une distance certaine par rapport à lui-même au contraire, sans du tout exclure de beaux effets de dessin. L’organisation des traits et des courbes n’apparaît pas, en effet, comme une attaque du visage mais plutôt comme une interrogation. Qui donc est cet homme ? L’artiste n’a pas la réponse, et s’il lui arrive de sourire quand on le photographie, ce n’est jamais le cas dans ses autoportraits. C’est que la question est grave, et exige donc d’être posée avec gravité.


GABRIELA MORAWETZ

Gabriela Morawetz se présente dans sa biographie comme « artiste peintre, photographe, sculpteur ». Dont acte, même si l’on pourrait préférer, en voyant ses travaux récents, la mention « plasticienne utilisant la photographie ». Toujours est-il que la photographie joue un rôle central dans sa démarche en tant qu’elle est véritablement devenue aujourd’hui l’un des moyens habituels de la pratique picturale, aux antipodes du « pictorialisme » par lequel des photographes avaient cru devoir entrer en concurrence avec la peinture à la fin du XIXe siècle. À cet égard, Gabriela Morawetz serait la lointaine héritière de celle qui avait tout compris tout de suite, Julia Margaret Cameron (1815-1879) dont les portraits mélancoliques se caractérisaient par des lignes adoucies et vaporeuses, et dont les modèles ressemblaient fort à des actrices de théâtre. Deux superbes expositions de Morawetz confirment cette intuition : Egosphères à Chicago en 2007 et Le Soi dormant à Paris en 2008. Dans la première, les techniques d’impression de la photographie sur tulle ou gaze mises au point par l’artiste servaient à merveille les thèmes des Egosphères (des jeunes femmes blotties dans des espaces circulaires) et des Sleeping  Beauties (des nus enfermés dans de délicates prisons de voiles). Dans la seconde, on retrouvait des incarnations de la féminité nue, associées à des variations sur la représentation du lit marquées par un onirisme hautement poétique. Qui n’a rêvé que son lit sortait de la maison et était emporté en plein air ? Nulle clé offerte par l’artiste pour circuler dans son labyrinthe, et si des inscriptions sont reproduites sur certaines pièces intitulées Île (émulsions argentiques sur verre convexe et tirage pigmenté sur papier), elles sont tirées d’un mystérieux « manuel d’astrologie judiciaire » bien fait pour brouiller les pistes. Gabriela Morawetz mélange avec virtuosité le magique et le rationnel dans son art, tout comme on le fait dans la tradition théâtrale de Cracovie, d’où elle vient. Elle le fait, elle aussi, avec gravité : son langage, pour être universel, n’en est pas moins profondément polonais.


ALISKA LAHUSEN

En tant qu’artiste, Aliska Lahusen me paraît avoir porté au plus haut niveau la réalisation d’une idée simple : les différences autrefois établies entre art et design n’ont aujourd’hui plus de sens. Les deux sphères s’interpénètrent désormais de telle sorte qu’aucune des deux ne saurait prévaloir sur l’autre. Là où se situe Aliska Lahusen, l’art est design et le design est art.
C’est ce qu’a magnifiquement démontré, en 2009, l’exposition du Musée Manggha d’art et technologie japonais installé à Cracovie, dédiée à Lahusen sous le beau titre d’ « Impermanence ».  Ce mot s’expliquait dès l’apparition d’une somptueuse huile sur plomb (le plomb est l’un des matériaux fétiches de l’artiste) intitulée Lithra-Barque. Il s’expliquait d’abord par le témoignage de l’auteur, particulièrement lumineux : « Dans les mythologies, lits et barques sont souvent associés ou confondus car l’un et l’autre évoquent le départ. Certes, la mort est sans doute le premier grand voyageur, cependant mes Barques sont porteuses de vie et appellent vers l’ailleurs, un ailleurs qui peut être intime. » Mais pourquoi avoir placé le mystérieux mot lithra devant « barque » ? Aliska Lahusen, qui a un atelier en Bourgogne a été en effet frappée par la lithre, trait noir qu’elle a parfois observé dans les églises médiévales de la région. Ces larges rubans de peinture noire barraient, en signe de deuil, les parois des édifices, recouvrant sans distinction les fresques et peintures qui pouvaient s’y trouver. Elle en a tiré des remarquables séries sur plomb, mais elle s’en est également souvenue en figurant sa Barque comme un long bandeau sombre. Les exemples foisonnent d’emprunts par Aliska Lahusen de formes primordiales (le design avant la lettre) pour les intégrer au monde spécifique de l’art : la forme du bol par exemple, dont elle a fait des séries de peintures et de sculptures sur plomb. Ici encore, le meilleur commentaire est celui de l’artiste :  la couleur blanche confère aux bols « un immatériel équilibre. Ils trouvent leur origine dans un voyage à travers l’Himalaya où j’avais été touchée par le geste d’un bol d’offrande que l’on tend pour accepter un don. J’y ai vu une symbolisation de l’ouverture à l’autre et au monde. » Ces derniers mots me semblent les meilleurs pour caractériser tout l’œuvre de Lahusen, empreint de beauté et de gravité.</description>
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<dc:date>2010-02-28 18:59:12</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.artzari.fr/fiche-texte.flora-lola-et-puis-luna.html">
<title>Flora, Lola, et puis Luna</title>
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<description>Femmes je vous chéris, pour tout ce que vous êtes, votre mental, votre physique aussi, et tout ce qui s'ensuit en actes en pensées, par la façon que vous avez de porter haut les seins, et le regard tout autant, dans cette attitude empreinte d'antique atmosphère, bras tendus, paumes offertes, vers l'enfant qui s'ébroue dans les rayons du soleil, vers l'homme blessé qui revient par la plage, à pas lents, de l'horizon incendié.

Femmes, vous êtes celles (et belles en plus), les seules, par qui croire encore que tout n'est pas perdu, que tout n'est pas à vendre, que le meilleur est à venir, pour peu que l'on s'accorde à écouter votre parole, entendre vos silences.

Femmes, par vous et avec vous, pour grandir et renaître, aimer et être aimé, aimer et être aimé.

L'amour, l'amour, et puis l'amour!



                 Jacques Bonnefon, Mars 2010/

"Le Mois de la Femme", Maison de la Fontaine à Najac (Aveyron), du 6 au 28 Mars 2010.</description>
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<dc:date>2010-02-27 16:35:38</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.artzari.fr/fiche-texte.solid-dream.html">
<title>Solid dream</title>
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<description>Luciano Caprile 
LE RÊVE questions nous 

E 'Georges Braque fut le premier à utiliser un non peintes pour imiter la peinture: «En 1912, à Avignon, j'ai remarqué dans un magasin de meubles, le papier peint imitant une surface en bois. Les tâches et les hausses du Vaucluse-elle utilisée dans une nature morte. Picasso, il fut étonné et a commencé à tourner pour faire des collages ... ». De même pour les dadaïstes, Kurt Schwitters, en premier lieu, de généraliser l'usage de la «trouvée objet. A partir de ce moment, et par un nouvel élan et de provocation de Marcel Duchamp, les éléments de la vie quotidienne, même les moins nobles ou encore la ferraille, ont obtenu l'honneur d'art sont le remplacement ou la promo-couleurs et des pinceaux, du marbre et de bronze. 

Même Milla Pierotti a été remporté par un tel comportement qui a souffert au cours du siècle dernier, après que commence à jaillir, intéressant et inévitables transformations adaptées aux demandes, aux besoins et la sensibilité créative aux différents auteurs. Dans ces circonstances, nous nous trouvons en présence d'un «artiste qui aime à combiner les discours avec la matière picturale plus ouvertement prévues pour les ouvrages qui simulent une des sculptures progressive, diverse et tactile de profondeur. Pour ce qui contribue mystères augmenté avec le temps en ce qui concerne les allégories de matières pour éléments de preuve de la scène ou la séduction de l'ombre. Références à plus immédiates et plus près de nous proposer le nom de Piero Manzoni et Conrad Marca-Relli, sans négliger Antoni Tàpies. Mais alors, la substance, qui est identifié dans les tons décisive et parfois flagrant, il faut le timbre de manière plus séduisante dans les résultats des dernières années. 
   
Cette série d'œuvres (dont la progression est mise en évidence en gagnant de plus en plus de couleur apparente et de la prévalence du champ parallèle) commence en 1998 avec Blak Rain (p.19) où les plis verticaux et des morceaux de toile de créer des ombres dures et de la peinture autres fictif, comme un "trompe l'oeil" à jouer sur les variations de terre jaune lavé. 
Une évolution intéressante de l'intrigue apparaît sous forme de traces en 1999 (p.20) Depuis les manifestations exprimant leur soutien pour la tension superposée sur les vibrations en diagonale, pour surmonter l'élan de l'ordre précédemment établi par l'impulsion de battre coup, l «indication d'une lame de lumière dans le sillage d'un relief qui s'enfonce dans la toile. 

La parole est libre et se complique de Samarkand (p.21) où l'objet de la reprise se manifeste dans tous ses éléments de preuve et racheté dans une composition d'agressif et même vitalité dramatique fournies par la ponctuation de la broderie, de rides pour créer des reports de Taux d'angoisse inattendus. 
Toile tant de triomphes sauvé de son histoire antérieure, comme un "sac" de beurre. 
Et le concept est enrichi par de nouvelles contributions et le timbre émotionnel avec White Gold (p.22) de la même année en raison d'une fluctuation des plis qui se détachent du mur blanc d'un idéal, partiellement paralysé par un cinquième obscur. Milva Pierotti a ses éléments narratifs pour créer différents niveaux de profondeur, réelle ou illusoire, qui alimentent le mystère d'un avant et un après dans la course éternelle de la représentation, apparemment bloquée par le geste de l'artiste. À 's apparaissent dans le tir d'essai de jaune sur le fond blanc précité qui propulse le point de l'image vers le spectateur: le regard, comme cela arrive plus souvent à la suite, anticipe la sensation et le remplace par un instant dans le foreur cette profondeur qui invite, captive, et peut-être cassé l'intime de chacun. 
L'année 2000 nous a accueillis avec Rio Negro (p.23) une gamme de slabbrature et d'abrasions sur une surface qui acquiert une nouvelle période de la vie et le rythme de la verticale turbulente déjà expérimentés dans de précédentes occasions. Mais la percée nous vient d'un certain nombre de travaux », lancé l'an prochain avec la reprise d'un climat monochrome offerts par Au-delà de l'Ouest (p.24), une blessure sur un tissu d'autopsie de la saveur des paquets de libération de la tension pourrait appeler des tendons musculaires. La nouveauté en 2001 réside nell'irruzione de couleurs, parfois violents, forte: l'annonce est donnée par une bande de rouge encerclant horizontalement Lungotevere (p.25) jailli dans la cohérence calme de l'ensemble. Et 'le prologue d'un rideau qui se ferme à révéler ou reçoit une séquence inattendue des apparences, pour profiter de tout succès dans des circonstances antérieures et soulignent (p.26) afin d'offrir une approche similaire de surprises, allant de la pièce bruts de toile à sac le rideau de la broderie sous-jacente, soutenu par la bande bleue, jusqu'à ce que la fente rouge dans lequel se noyer leur curiosité. Dans le court espace se déploie une série de matériels pour l'antagonisme et l'harmonie des volumes dissonance inhabituel, déroutant, de nature à porter atteinte à l'approche habituelle du regard. La tension est dirigé vers un avenir que nous ne savons pas. 

Avec du jus de citron ou le jus de citron et 1 / 2 (p.27) il ya la perception d'un corps qui est directement impliquée dans l'événement. Et ce point de vue n'est pas seulement soutenu par l ' «utilisation d'un jeans pantalons qui donne la forme et le contraste à l'arrière-plan jaune, mais de l'absence d'informations sur le reste de la scène présente, surtout dans le premier cas, l'hypothèse d'une présence concrète et intrusives adaptées donner l'impression non équivoque que l'événement ne devrait pas fournir des images effectifs tirés de leur passé. 

Ildubbio E ', alors, pour guider la lecture de tels moments. 
Doute que, comme nous le verrons, se développera en réponse à des situations qui simulent une évidence déconcertante, sans la déclarer ouvertement. E 'personalissimainterpretazione donc de conduire une réalité personnelle. 

Une preuve à cet effet émergé de son sommeil (p.28) a souffert de cadres de lecture imbriqués qui apparaissent à un rideau idéal, dans le Rift "(p.29), il doit y avoir un sursaut de cendre substance brune de la racine du web . 
En 2002, la production White Morning (p.30) commence immédiatement à l'épreuve nos perceptions et interprétations: les scans doux entre le blanc et violet pâle semble envelopper et cacher les volumes de malaise ressenti par la bande rouge qui se meut sur la base du " fonctionne comme un moment de rupture de l'harmonie. L'anxiété E 'pour garder le tranchant de la pensée que possible. 
Une autre considération doit être faite pour Tu es Petrus (p.31) où le retour du monochrome, ou au moins des tons lumineux de moindre intensité, permet une reconnaissance plus détaillée et plus calme, 
pas affectée par des fuites soudaines de l'attention. 
Les matières déversées à partir d'une coupe de l'arrière-plan blanc a toujours les caractéristiques de l'invasion surprise du territoire, avec l'ajout du charme d'une partie au premier plan capable d'évoquer une broderie, comme il arrive dans certains collages d'Antoni Clavé où L ' ornement inattendue rachète la pauvreté ol'essenzialità autres éléments qui contribuent à l'équilibre de l'ensemble. 

Aussi dramatiques visuelle et la tension, que nous rencontrons dans The Eye of (p.33) Zeus, ou dans le dévoilement d'une partie du mystère menaçant conservées au-delà de la mise à niveau d'un mur blanc hypothétique qui préserve l'aspect de la vie. 
Si nous voulons revenir à des explosions de couleurs est suffisant pour activer à Martini Rouge (p.34) avec le flux jaune émise par un sang ou un rideau de base (p.36), une convergence renforcée des ambiances fortes. 
2003, accentue le sens du drame certaines situations, nous venons de discuter: la traversée (p.37) renforce l'expansion et l'écoulement radial de la matière dans un climat d'insécurité nuit perceptive paradoxalement aggravé par «faisceau aveuglant de lumière qui inonde le bord supérieur de l'image; counter Emergence (p.40) renforce la couleur des anneaux qui se répercutent d'une structure physique, qui peut les contenir avec difficulté. Comme nous l'avons maintes fois signalé, il semble que l'événement ou au moins le moment décisif se pose ailleurs, en dehors de notre observation, nous ne pouvons prendre possession de la finale, achevée. Assisté le résultat, pas la naissance et le développement d'une histoire qui donne-nous des questions, des doutes, plutôt que de certitudes. C'est là que réside la puissance inquiétante de dodus déductive travaux Milva que les questions de cesse de nous offrir des nouvelles visuelles parfois subtile peut-être recouverts de superficialité déconcertante et strident d'expression. La capacité de l'artiste de scinder le message perçu par l'affirmation à l'immédiateté du contact avec les yeux intime constitue une arme importante dans l'opération et ses chances de surprendre, d'anéantir, de nous étonner. 

Ils relish la situation décrite dans la deuxième identité (p.50) et Macumba (p.51), deux œuvres qui semblent faire écho à certains matériels mesure inexplicable évidentes déjà habitués à être proposé comme une imitation possible d'une blessure, Dans le premier cas, ou comme l'affichage d'une vie, dans le second. 

D'autres rapports textures tactiles et évocateur découler de l'épaisseur de monter au Duet (p.52) et la toile de fond nocturne qui met en lumière la diversité et de close-up d'un bleu brodé glace (p.53). Nous arrivons maintenant au Grooving (p.54) et Marche (p.55), où une perturbation visuelle supplémentaire est déclenché par l'absorption des formes organiques et tonales trempage dans le premier cas de retrait partiel de la liquidation et curieux dans la seconde. 

C 'est un discours qui se poursuit et se développe en 2004 par une série de petits tableaux qui mettent en lumière les recherches de l'anxiété chez ces événements inattendus ne sont pas apparemment différent de d'autres éruptions trouvée dans les travaux antérieurs. Encore que leur proposition est presque un volume, accompagné par la couleur et les ombres rôle ambigu dans la pensée de ceux qui entretiennent le doute ou de suspicion de l'imagination pour voir quelque chose qui suggère et immédiatement à supprimer. 

Il allume une émotion trouble Bacon (à cause de son corps altérés, ou dall'allusione constituée en société) séparé du plaisir de la contemplation. 
Ces facteurs se matérialisent, comme dans une séquence filmée, dans Mon Repos (p.58), voyageant en jaune (p.59), voyageant en bleu (p.60), à Belle Epoque (p.61), tant en mentionner certains travaux. 
Voici donc que le rêve "réelle" peut tourner au cauchemar palpable. Si nous ne prenons refuge auprès de Milva dodue île de naissance apparemment heureuse (p.62): un soleil levant et qui promet un avenir de concorde et de splendeur.</description>
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<dc:date>2010-02-07 21:45:44</dc:date>
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<title>Article deFabienne Mercier: sol art  schubotz</title>
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<description>La tribune leprogrès, fab.mercier: le sol art a son parc relate de l'ouverture du nouveau lieu d'art spacieux situé à Riotord(3500M2, dont 600M2 couverts pour des évènements artistiques, expositions, collection permanentes d el'artiste Gustav Georg Schubotz)
La nouvelle formule Galerie -loft- parc de sculpture permets la présentation interactive des nouveaux talents émergents au milieu naturel de l'espace de création SOL- ART SCHUBOTZ</description>
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<dc:date>2009-12-01 16:10:35</dc:date>
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<title>Figuration et abstraction</title>
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<description>FIGURATION ET ABSTRACTION

Passer de la figuration à l’abstraction, de la stylisation du réel à l’abstraction du rêve.
Ne plus penser figuratif, percevoir l’abstraction, celle présente dans la nature (une porte érodée, un mur graffiti, un métal rouillé) la recréer en s’en éloignant, tout en lui restant fidèle, savoir regarder au-delà de l’objet, ne retenir que le mouvement, la lumière, la matière. Eduquer le regard comme on relit inlassablement une écriture en n’en retenant que la calligraphie.
L’artiste n’est que le magicien de son travail par lequel il accède à cette zone indéfinissable où l’esprit n’est plus qu’abstraction, où le geste conjugue l’alliance subtile du désir auquel s’oppose celui de la matière picturale qui refuse de se laisser guider.

C’est une partition à deux mains où le peintre, plus qu’il n’affronte, se laisse dériver dans le sens du courant pour mieux diriger son désir.
C’est un jeu subtil entre ce que rêve sa main et ce que la matière lui impose, ce que le hasard provoqué lui suggère, ce que la rigueur gestuelle lui permet de faire surgir.
C’est le travail qui s’impose, c’est le hasard maîtrisé qui dispose. Croire que l’abstraction est totale, alors que de la nature naît l’abstraction, est un leurre.
Au détour de l’abstraction ressurgit la figuration comme un rêve en devenir.

Que vous regardiez l’abstrait sans mémoire du réel ou que la figuration imaginée de l’abstrait vous permette de pousser les portes de l’abstraction, ... la peinture est émotion avant même de s’adresser à l’esprit. Laissez-vous émouvoir ou restez dans l’attente du moment où vous saurez la recevoir. L’abstraction n’est jamais loin du réel. Le figuratif tend vers l’abstraction. Les frères ennemis vivent dans un monde où les frontières sont indicibles, où sectarisme rime avec méconnaissance.</description>
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<dc:date>2009-12-01 13:21:02</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.artzari.fr/fiche-texte.cv.html">
<title>CV</title>
<link>http://www.artzari.fr/fiche-texte.cv.html</link>
<description>• Independant depuis '99, autodidact

• A côté de plusieures foires de jardins et de lifestyle à l' interieur et à l' exterieur, j' ai participé à plusieurs parcours d' art.

 

2009

    * Exposition Galerie "Poulet de Gruissan", Gruissan (Fr), du 13 décembre 2008 au 11 janvier 2009.
    * Jusqu'au 20 Février 2010: Golf du Claux Amic, Grasse (Cote d'Azur, France)
    * Sentier Sculpturel  6 avril au 25 septembre (Mayronnes / Aude / France)
    * En chemin! Artistes a suivre du 21 au 24 mai (Haute Vallée de l'Aude/ France)
    * Sculptour, galleries Beukenhof mai au septembre Kluisbergen (Belgique)
    * Art in the gardens, Sir Harold Hillier Gardens, (Hampshire, Angleterre) 23 May au 31 Oct
    * Galerie d'art du musée "Le 1900" , 1 juin au 31 juin, Lagrasse (Aude / France)
    * Les marbières de Caunes-minervois, fête de la sculpture et du marbre 14 juin (Aude / France)
    * El-DRAC en Benicarlo, 25 juin au 26 juillet, MUCBE, Benicarlo, Espagne
    * La vuelta del arte 02.08.2009 - 30.08.2009 Cervera del Maestre, Castellon, Espagne
    * Echanges Artistiques Catalogne du 24 juillet au 9 août ,Mas de l'Ille, Port Barcares (Pyrénées-orientales/ France)
    * Open Blik Dagen, 4/6/13/20 septembre , Oog'n'Blik Arthouse (Oppuurs / Belgique)
    * Apimondia, du 16 au 19 septembre (Le Corum, Palais des congrès, Montpellier / France)
    * La maison Bonnal du 14 septembre au 11 oktobre (Le Somail /France)

    * Les grands chemins du 23 octobre au 4 novembre au coeur du minervois (Aude / France)
    * Du 5 décembre 2009 jusqu'en décembre 2012 exposition de sculptures géantes à l'espace René-Coll, Trèbes (Aude, France)

 

2008

    * Chemin des Artistes de la Haute Vallée de l'Aude - (Fr), du 01 au 4 mai
    * Sentier sculptural de Mayronnes 2008, Mayronnes (Aude, Fr), du 07 avril au 26 septembre
    * L'art sur place, dans les jardins des abattoires (Toulouse, Fr), le 06 avril
    * Golf du Claux Amic à Grasse (Cote d'Azur, Fr), du 20 février 2008 au 20 février 2009

 

2007

    * Salon d'automne de Colomiers, invité d'Honneur (Toulouse - Fr), du 05 au 14 octobre
    * L'art s'invite à Magrie, 1er prix de la sculpture (Aude, Fr), le 29 et 30 septembre
    * Rue des art à Carla Bayle (Ariège, Fr), du 24 juin au 1 septembre
    * Galerie d'Espace d'Art, à Rennes-les-Bains (Aude, Fr), du 2 au 14 juin
    * Chemin des Artistes de la Haute Vallée de l'Aude à Nébias (Aude, Fr), le 17, 18, et 19 mai
    * Les puces des art à (Bayonne, Fr), les 12 et 13 mai

 

2006

    * Vernissage dans la salle Petra Ficta à Peyrifitte du Razès, Aude (Fr), 7 et 8 octobre
    * ESPACE SCULPTURAL, Parc & Galerie chez Sculpteur Bernard Verhaeghe (ploegsteert- B.), tout l'été
    * Le jardin des sculptures, Galeries Beukenhof à Kwaremont (B), tout l'été
    * "Expo collective" au jardin du Château de Valmer; Chançay (F), tout l'été
    * Le Chemin des Artistes de la Haute Vallée de l’Aude (Fr), les 25, 26, 27 et 28 mai
    * Metapro, Le Salon professionnel de l'industrie des métaux - Bruxelles (B), du 15 au 18 février 15-18

 

2005

    * CROWNE PLAZA HOTEL Toulouse (Fr), du premier mai au 30 août
    * Le Chemin des Artistes de la Haute Vallée de l’Aude (Rennes-le-Chateau, Fr), le 4-8 mai

 

2003

    * Magisch Planckendael Zoo de Planckendael (B), toute l'année
    * Bourse des insectes à Perpignan (Fr)
    * Helleborus greenhouse (B), toute l'année
    * Galerie La maison du Chevalier à Carcassonne (Fr)
    * Bourse des insectes à Lyon (FR)
    * Parcour d'art à Lagrasse (Fr)
    * Parcour d'art à Vieussan: bar-resto "Le Lézard Bleu"(Fr)
    * Expo en groupe: galerie "La maison du Chevalier" à Carcassonne (Fr)
    * Bourse exposition internationale insectes et arachnides à Juvisy sur Orge, Paris (Fr)
    * Château Ollieux Romanis à Monséret (Fr)
    * Galeries Beukenhof : jardin des sculptures (B)
    * 5e festival international du film de l'insecte (FIFI) à Prades(Fr)
    * Jardin extraordinaire et galerie Artchoum à Lieurac (Fr)
    * Sculptures chez paysagite JF. Taffin à Montmorency, Paris (Fr)
    * Foire d'art internationale Lineart - galeries Beukenhof à Gent (B)

 

2002

    * Galleries à Middelkerke (B), Watou (B), Panningen (NL)
    * Mante religieuse de Brazil - Zoo d' Anvers
    * Parcours d' Art Lichtaart (B)
    * L' Art sur l' eau" - De creatievloot- Gand (chauve souris)
    * Chelsea Flower Show- Londres (UK)
    * Kunst Event (Eindhoven - NL)
    * Salon International de l' Art contemporain (Libramont - B)

 

2001

    * Parcour d' Art Lichtaart (B) 3d prix de la public (3/111)
    * Festival Internationalde film des insects - Université de Gembloux (B)

 

2000

    * L' Art sur l' eau (Oud Heverlee) 3d prix de la public (3/44) couple de libelulles: acheté par de Kasteeltuinen van Arcen (Venlo - NL)
    * Project "Ark de Noë pour les plantes - Zoo d' Anvers (B)</description>
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<dc:date>2009-11-27 08:40:27</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.artzari.fr/fiche-texte.le-metal-m-appelle.html">
<title>Le métal m’appelle.</title>
<link>http://www.artzari.fr/fiche-texte.le-metal-m-appelle.html</link>
<description>Quand le métal m’appelle pour une première fois, il m’attire comme un aimant, impossible d’y résister ; je me promène quelque part tranquillement, ou je conduis, et soudainement j’ai le sentiment fort qu’il y a du métal abandonné qui m’attend pour être trouvé. Et je le trouve toujours.

Puis, en observant la beauté du morceau trouvé, le métal me parle à nouveau. Il me dit comment je peux le travailler et le transformer en une sculpture, qui peut être admirée par tout le monde.

Pour moi, la plus grande joie dans mon travail c’est de transformer une pièce trouvée, qui à première vue n’a pas de valeur du tout, en l’œuvre d’art quelle est. De cette manière je lui montre mon respect.

Le recyclage, la récuperation  c’est le fil rouge dans mon travail.  Si je pouvais, je transformerais la casse de fer en musée d’art contemporain. Juste d’y penser, ça me fait vibrer le cœur plus fort.

Ces dernières années , mon travail a évolué dans diverses directions, mais à l’origine c'était les insectes qui m’inspiraient.
De la même façon que je vois la beauté dans ces petites et délicates créatures, qui se manifestent pourtant très fortes, je vois la beauté dans tous les détails précis du métal.

Quand je crée mes sculptures d’insectes, je le fais avec tout  le respect qu’ils méritent et pour ça  je leur dédie une statue.  Maint spectateur a commencé à voir  et à apprécier la beauté dans les insectes après avoir vu mes sculptures. Ils me disaient qu’ils ne tuaient plus spontanément les insectes qui se trouvaient sur leur chemin. Et ça c’est le plus beau compliment que je puisse recevoir à travers ce travail.

Bien que je me dirige aujourd’hui de plus en plus vers l’abstrait, si quelqu'un me demande de réaliser une sculpture d’insecte, je le fais avec beaucoup d’enthousiasme et de plaisir.  Car c’est un honneur pour moi de pouvoir le faire ; au nom de l’insecte et du métal.

C’est que beaucoup de mes sculptures abstraites d’aujourd’hui restent inspirées par le monde naturel. Regardez une de mes sculptures abstraites en fil de fer et vous allez voir l’abdomen d’une fourmi, regardez une autre et vous allez décider de voir un essaim d’abeilles. 

Ce que je tiens pour certain c’est que le fer, l’acier, toutes les formes de métal se sentent bien dans mes mains.

 Quand les gens me demandent où je trouve mes idées je ne peux que répondre : je n’ai pas besoin d’idées, j’ai besoin du métal. 


Quand je regarde le métal, je le laisse parler, je me laisse guider et l’idée vient toute seule.

deev 

http://www.artdeev.com</description>
<dc:subject>Textes</dc:subject>
<dc:date>2009-11-26 22:28:06</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.artzari.fr/fiche-texte.an-american-artist-in-paris-joe-johnson.html">
<title>An American Artist in Paris—Joe Johnson</title>
<link>http://www.artzari.fr/fiche-texte.an-american-artist-in-paris-joe-johnson.html</link>
<description>December 2009
 
Joe Lamar Johnson has been living in Paris and developing his career as an artist there since 1998. We first became aware of his works at an exhibit held at the American Cathedral about six years ago, and have been fascinated by the development of his artistic vision ever since. 

We recently interviewed Johnson at his studio in the Parisian suburb of Pantin, where his latest works, entitled Corsets, adorn the wall. He created these works for his most recent show, held at the 6th Afro-Caribbean Plastic Arts Salon of the city of Grigny in May 2009. He was the honored invité for this exhibit. Johnson is a portraitist whose works emphasize the face and the eyes. He says that he “loves expressions and loves eyes” and finds that eyes can be very communicative even when the rest of the face remains somewhat impassive. For this reason, he closely crops his portraits so that the viewer’s attention remains focused on the face. As a former athlete, Johnson also appreciates the human physique, and has portrayed the torso, limbs, and even the skull, embellished with paint and tattoos, in his paintings. He believes that tattoos and body paint serve as armor, and that although people so adorned might, in reality, be vulnerable, they feel protected. For his series Corsets, Johnson’s torsos are dressed in attire inspired by the beaded garments worn by the Dinka tribe in southern Sudan.

The palette that Johnson used for Corsets is bold, bright, and vibrant. This represents a departure from a long succession of paintings, for which Johnson favored the use of earth tones.He attributes this to the influence of his Arizona origins, saying he feels that he “is part of the earth, the dirt.” His finds that his infrequent trips home rejuvenate him because they allow him to reconnect with the desert. His love of the soil was evident even in the Sedona red dirt T-shirt that he wore during the interview.
While the colors of the Corsets series may represent a change in Johnson’s palette, the theme of the paintings does not. Johnson’s art is profoundly influenced by his heritage, which is a product of his African origins and facets of spiritualism and mysticism that he learned from his grandparents in his youth. Expressions of ethnicity are consistently present, whether in his portraits or in his depictions of body art. In painting indigenous peoples, Johnson wishes to preserve some of the customs and traditions of the world that he believes are being steadily eroded by the process of globalization.

Johnson was selected as the honoré for the Grigny salon partly because of publicity that he received from a unique project in which he participated in 2008. The French television station France 5 ran a program called Star Portraits, whose mission was to capture and broadcast the process of creating a work of art. Three artists were selected to paint the portrait of a French celebrity, and, at the end of the process, the celebrity selected the painting that he or she preferred over the others. The artists were recorded at work during the portrait sittings, working in their studios, and attending the final judgment of their work. 
Johnson was one of three artists selected to paint the portrait of French singer and actress Dani. A friend of Andy Warhol, she was attuned to the artistic process, and was supportive and encouraging of Johnson as the project moved forward. While Dani did not choose Johnson’s painting at the final selection, the press coverage that he received from this televised event was invaluable.

As do most emerging artists, Johnson finds that he needs to work at a salaried job to pay the bills and support his craft. He teaches sculpture at the Atelier Hourdé of the Ecole Supérieure des Arts et Techniques in Paris and also works at the sculpture studio at his alma mater, Parsons Paris School of Art and Design, where he received his BFA in 2002. 

He loves sculpture as a form of artistic expression, and brings a sculptor’s sensibilities to his painting by emphasizing volume and form in these works. Yet he does not create sculptures to sell. When asked why, Johnson again invoked his bond with the soil, saying that when he sculpts, he is simply responding to the earthy materials and acting intuitively. He feels comfortable with the tools used by sculptors because they are similar to carpenter tools (Johnson’s father was a carpenter). In contrast, he finds painting to be a more intellectual exercise that requires him to use a different area of his brain. More practically, he mentioned that he prefers to sculpt large pieces, and that his studio is not spacious enough for this.
Michelangelo, Rodin, and Ousmane Sow are sculptors whose works inspire Johnson’s vision for his own work. He feels that the oeuvre of these artists represent force, power, and a commanding presence, which he seeks to achieve in his own sculptures. In addition, as a former football player, Johnson identifies with these artists because of their physical stature – he says that all three men were/are large. Painters whose works inspire Johnson include Aaron Douglas, Jacob Lawrence, and Lucian Freud – Douglas and Lawrence because of their choice of subject matter, and Freud because the skill with which he renders flesh in his paintings.

Johnson is fortunate that he has a French friend who acts as his public relations consultant. While Johnson is busy working or painting, his friend is uploading images of Johnson’s works tovarious Web sites and contacting the press on Johnson’s behalf. He has also created a “newsletter” though which he announces Johnson’s latest achievements and upcoming shows.
Because of his efforts, Johnson and his work have been covered by the Anglophone publication Paris Voice and the French publications Nouvel Obs and Cité Black. France 5 recruited Johnson for its Star Portraits show because of his presence on the Internet.

Born in Phoenix, Johnson learned that he had a talent for drawing at the age of four, when his mother would encourage him to sketch on church programs to keep him quiet during services. An older woman who sat next to his family told him that he was an artist, thus providing him with the first validation of this skill. In college, he thought that he would utilize this talent as an engineering student, but realized that engineering was not his calling. He explored architecture, industrial sciences, and drafting, before taking a drawing class and discovering that his true calling was fine arts. Because he was unsatisfied with the art program at the university, he left school and worked for several years, but was unable to deny the attraction that fine arts held for him. He moved to Paris in 1998 to pursue this field of study at Parsons.

Study abroad was important for Johnson at this point in his life. He felt that his life experience and perspective as an African-American male had been limited, and wanted to see how he would perceive the world once he stepped outside the cultural confines of the United States. He had visited Paris in 1990 and found that he felt very comfortable in the city, even though he could not speak French. He knew that if he graduated from Parsons, he would have an accredited degree that would be recognized in the U.S. He looked at schools in London and Barcelona as well, and was quite interested in a school in Barcelona. However, he was concerned that the effort that was required to learn Catalan might compel him to stay in school longer than the time he would need to complete an English-language program, so he chose Parsons.

Over the past ten years, Johnson has participated in several shows in Paris, including two expositions at UNESCO and one at the Bibliothèque Nationale (National Library). Seven of these shows have been one-person expos. Johnson has sold numerous paintings to private collectors in the United States, Canada, Germany, and France.

Collectors who are interested in viewing Johnson’s works can visit his studio by appointment. He is currently accepting commissions for portraits. For further information, contact the artist at
scottcolter@gmail.com.
 
Monique Wells

www.discoverparis.net/

Visite de son atelier sur rendez-vous au 06 88 48 13 08 / 06 75 35 11 26

14, ave. Edouard Vaillant 
Entrepôts de la Sernam
93500 Pantin

RER E direction Villiers sur Marne de la gare du Nord, arrêt Pantin.
Métro ligne 7 arrêt Aubervilliers 4 chemins</description>
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<dc:date>2009-11-25 21:41:36</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.artzari.fr/fiche-texte.identite-mon-beau-miroir.html">
<title>Identité, mon beau miroir</title>
<link>http://www.artzari.fr/fiche-texte.identite-mon-beau-miroir.html</link>
<description>Approcher au plus près de l'instant fugace, de la grâce fragile, où le moi qui me fonde peut être amené à se faire entendre, à se donner à voir.
Longue, éprouvante recherche et vains efforts, tant en dépit d'avancées souveraines, il reste que le but arrêté s'éloigne ostensiblement, à la mesure de la progression qui le cible.

   C'est pour cela que parti comme je le suis, à m'installer dans la durée, je me suis un beau jour assis un pinceau à la main, devant une belle toile vierge, face au miroir qui me guide, et d'y aller de façon naturelle et simple, à faire monter des images qui me ressemblent, -fragments qui me déconstruisent, amalgames où je me retrouve-, des images encore où il serait bien vain de rechercher des reflets connus, reconnus et assumés, car ce qui est donné à voir c'est ce que je ne suis pas encore, ce pourtant vers quoi je tends inexorablement. C'est moi demain, un jour, et comment dès lors me reconnaîtrais-je?
Ce peut encore être moi hier, un jour d'hier. Mais hier c'était hier, aurais-je donc autant changé? Me reconnaître dans cet état oublié, à cette étape incluse dans un long processus incertain...

   C'est ainsi que je balaie à grands coups de pinceau des pans entiers de mon histoire, pans mêlés, malmenés, confondus puis dissociés, le tout mené au galop, en fonction de l'impérieuse nécessité du seul impact visuel.

   Il est un moment du parcours où l'autre (l'étranger, mon frère) me rejoint, où j'entre en résonance avec l'univers, où je sors enfin de moi et mon enfermement, c'est quand, dans le visage que je dessine, se devine le masque de la mort.



Jacques Bonnefon, 06/


Château Prieural, Monsempron-Libos-47 (du 11 Novembre au 3 Décembre 2006).</description>
<dc:subject>Textes</dc:subject>
<dc:date>2009-09-30 14:07:12</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.artzari.fr/fiche-texte.tristan-rain-expositions.html">
<title>Tristan Rain Expositions</title>
<link>http://www.artzari.fr/fiche-texte.tristan-rain-expositions.html</link>
<description>Né en 1972 à Liestal, Bâle (Suisse)
Vit et travaille à Paris, Ateliers à Berlin et à Bâle

1989-1993	Formation en architecture (diplômé en 1993)
1990-1993	Ecole des Arts Appliqués de Bâle (diplômé en 1993)
1990-1995	Séjours à l'étranger
1993-1995	Architecture. Architecture d'intérieure.
		Concepts d’intérieurs et de mobilier. Travail avec des luminaires et des tissus

Peintre et Photo-Artist


Representation
Galerie Monika Beck Homburg/Saar, Berlin  -   www.galerie-monika-beck.de
Agence Distinction, Lyon  -  www.distinction-website.com


PRix, Bourses
2007 Grand Prix du Concours international de Valenciennes, Thème "Fragments"
2006 International Contemporay Art Against War
2003 Fondation Hager-Grob, Bourse annuelle de Création 2003
2003 Fondation Forberg, Aide à la création
2002 Fondation Hager-Grob, Bourse annuelle de Création 2002
2001 Fondation Hager-Grob, Bourse annuelle de Création 2001
2000 Fondation Hager-Grob, Prix Jeune Talent 2000


Collections
France, Allemagne, Suisse, Canada, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Autriche, Belgique, Pays-bas, Japon


Membre
Membre de la société professionnelle La Maison des Artistes France 
Membre de l'IAA AIAP  (International Association of Professional Artists, UNESCO)
Membre de la société professionnelle VISARTE France/Suisse


PEDAGOGIE
Conférencier à la Cinémathèque française Paris 	(Histoire du Cinéma)
Enseigne à l'Ecole d'Art Maryse Eloy, Paris 	(Perception)


Internet
www.tristan-rain.com

http://artnews.info/cityartists.php
www.artistecontemporain.org
www.visarte.ch 
www.regioartline.org
www.galerie-suisse.net
www.saatchi-gallery.co.uk




O E U V R E S
2009		Peintures "Strange Behavior"
2008-2009	Peintures "Once you get there"
2008		Peinture "Champ de Vision" (Diptyque)
2007-2008	Peinture "Permafrost" (Diptyque)
2007		Photographie "Purgatoire (Crime scene)"
2007		Photographies "Pirates"
2007		Photographies "Sabotage (Le Regard dévoré)"
2006		Photographies "Continuité perceptive" (Polyptyques)
2006		Photographies "Les Offrandes de l'Ombre"(Polyptyques)
2006		Photographies "Torching"
2005-2006  	Peintures "Dead End (Caligari Stairs)"
2005 		Photographies "Kenotaph" (Steles)
2005 		Peintures "About Beauty"
2005 		Photographies "Underwater (Leipzig)" (Stèles)
2005 		Dessins "I Never wanted it anyway"
2005 		Photographies "Transparenzen (Stelen)"
2005 		Dessins "About Beauty"
2004 		Peinture monumentale "Lebenswinkel" (Polyptyque)
2004 		Photographies "Empires"
2003 		Photographies "Racines"
2003-2005 	Peintures "Berliner Fenster" (Diptyques)
2003-2004 	Photographies "Transparenzen" (Triptychen)
2001-2004 	Peintures "Wahrscheinlichkeiten/Probabilités"
2002 		Photographies "Colloïdes"
2002-2003 	Photographies "Lumière du Passé" (Polyptyques)
2002 		Peintures "Torse lent" (Diptyques)
2001-2002 	Peintures "Dialoge" (Diptyques)
2001-2002 	Peintures "K" (Polyptyques)
2001-2002 	Photographies "Street Beauty of Amritsar"
2001-2002 	Peintures "Fragmente/Antike" (Triptyques)
2000-2001 	Photographies "Objets manqués" (Polyptyques)
2000-2001 	Peintures "Etats des lieux" (Polyptyques)
1999-2002 	Peintures "Visions/Agitations" (Polyptyques)
1999-2000 	Peintures "Anges vides" (Polyptyques)
1999-2000 	Vidéo VHS "Le silence citadin" (Musique/Music/Musik Luigi Nono)
19999 		Peintures "Images sédimentaires"
1999 		Photographies "Sédiments" (Polyptyque)
1998-2000 	Peintures "Rituels"
1996-2000 	Peintures "Rapports humains"
1997-1998 	Peintures "Espace de Jouissance"
1996-1998 	Peintures "Vous qui vivez à la fin du XX.e siècle" (Polyptyques)
1996-1998 	Peintures "Double-Portraits"
1995 		Peintures "Os"
1995 		Peintures "Pigalle - Portraits de Nuit"
1993-1995 	Peintures "Schlaf-Traum-Tod"
1990-1993	Peintures "Nachtlandschaften" (Polyptyques)


Expositions personnelles
2007
-"Tristan Rain – Peinture, Photographie, Film-Stills", Galerie Monika Beck Homburg, Saarbrücken
-"Tristan Rain – Peinture et Photographie urbaine", Auberg Basel
2006
-"Tristan Rain – Stèles (Peinture & Photographie)", Europa-Forum Munich
2004
-"Tristan Rain : Diptyques/Triptyques", La Maison Bleue, Basel/Bâle
2000
-"Tristan Rain : Rapports humains", Galerie Dosch, Zürich
1998
-"Tristan Rain : Double-Portraits", Galerie Dosch, Zürich
1996
-"Tristan Rain", Espace Beaumarchais, Paris
-"Tristan Rain : Peintures récentes", Galerie Bréda, Paris


Expositions collectives (Selection)
2010
-Mostra Internacional de Arte Contemporanea, Buenos Aires, Argentina
2009
-Mundiart 03 International Contemporary Art Show, Rio de Janeiro, Brasil
-Contemporary Art, St.-Petersburg Exhibition Center of the Arts, St. Petersbourg
-Contemporary Art, Moscow Palace of Arts, Moscou
-Galeria do Instituto Cultural Brasil Estados Unidos, Rio de Janeiro, Brasil
-Museum of the Americas, Miami, USA
-Contemporary Art in the London Underground, London, UK
2007
-"Fragments", Quiévrechain/Valenciennes
-"Parcours d'Artistes", Pontault-Combault (Catalogue)
-"Arte Digital", Museo Provincial de Bellas Artes, Santa Fe, Argentina
-"Multitudes" Salon d'art contemporain, Ozoir-la-Ferrière (Catalogue)
2006
-Espace d'Art contemporain Klingental, Basel/Bâle
-Galerie Vreny Baschung, Zürich
-Museo Municipal de Bellas Artes, Rosario, Argentina
-Espace 13, Lausanne
-Museo de Bellas Artes, Venado Tuerto, Agentina
-Art contemporain suisse, Palais Rolland et LeVicompte, Paris
2005
-"Transparenzen von Tristan Rain", Banca Popolare di Sondrio, Basilea
-"Jetzt/Now" Espace d'Art M54, Basel/Bâle (Commissaire Michela Seggiani)
-Rencontres Internationales de la Photographie 2005, Arles
2004
-Salon d'Automne d'Art contemporain La Grande Motte Montpellier (Catalogue)
2000
-Théâtre de la Ville de Vanves
1999
-"L'Archéologie dans l'Atelier d'Artiste", Espace La Maroquinerie, Paris
1998
-"Fin de siècle", Ambassade de Suisse, Paris (Catalogue)
-"Livres d'artistes", Pavillon Le Corbusier, Paris
1997
-Galerie Jean-Cousin, Paris
-"L'œuvre d'Art dans l'Espace Publique", Pavillon Le Corbusier, Paris
1996
-Musée des Beaux-Arts de Saint-Maur-des-Fossés, Biennale d'arts graphiques 1996



Catalogues, Magazines
-"Contemporary Art from Europe", Reference Gallery New York City, publ. may 2008
-"Parcours d'Artistes", Catalogue d'exposition, Pontault-Combault, 2007
-"Art contemporain", Catalogue d'exposition, Ozoir-la-Ferrière 2007
-"Tristan Rain – Probabilités", Ed. Amplitude, France 2004
-"Multitudes" Salon d'art contemporain, Ozoir-la-Ferrière 2007
-"L'indispensable" Catalogue de l'exposition "Fin de Siècle", Ed. Ambassade de Suisse, Paris 1998

Articles de Presse
-"Art contemporain à Ozoir/Paris", Ed.  Ozoir-Magazine Culture No. 61, Avril 2007
-"Art contemporain", article de presse exposition d'Ozoir 2007, par Monique Bellas, April 2007
-"Vollkommen unvollkommen", article de presse exposition Galerie Monika Beck 2007 publié in Saarländer Zeitung, Ausgabe von Mai 2007 
-"Rapports humains. Tristan Rain in der Galerie Dosch Zurich" publié dans le supplément culturel de "Tages-Anzeiger" (Journal), 2000
-"Exposition d'artistes suisses à l'ambassade de Suisse à Paris", par Véronique Châtel, publié dans "La Liberté" (Journal), Edition du 14. février 1998
-"Moi + Moi" Tristan Rain in der Galerie Dosch in Zurich", publié dans "Tages-Anzeiger" (Journal), Edition du 12. juin 1998

Livres
-"Contemporary Art from Europe", Reference Gallery New York, 2008
-"Tristan Rain : Die Betrachtung von Kunstwerken" publication partielle sur Internet 2002 (livre en préparation Edition BoD Frankfurt 2009)
-"Une petite semaine chez soi", livre d'artiste, Paris 1997

Reproductions 
-"I house you – Zur Sprache der eigenen vier Wände" Peintures et Intérieur d’habitation de Tristan Rain, avec un article de Emma Braslavsky, publié dans: Revue Papirossa - Netzmuseum fuer Sprache et la Galerie der Künste Berlin, Edition p#2. Février 2005
-"Obsessions" Troisième de Couverture : Les Balkans et les Grands Lacs, 1996, Revue "Swiss Art" 2/97 Ed. Schweizer Kunst, Baden 1997

Publications digitales
-"Fragments" CD-ROM-Catalogue de l'exposition à Valenciennes 2007 
Ed. AAASF 2007
-"ZeichenZeichnen" CD-ROM de l'exposition au Kunstmuseum Grenchen 2002 
Ed. Kunstmuseum Grenchen 2002

Lexiques
-"Contemporary Art from Europe", Reference Gallery New York, 2008
-"Who's Who in Visual Art", Edition 2008-2009, Ed. WW, Leipzig
-"Kürschners Handbuch der Bildenden Künstler 2005" Ed. K.G. Saur Leipzig, 2005
-"Dictionnaire biographique de l'art en suisse" Ed. Institut suisse pour l'étude de l'art, Zurich et Lausanne, 1998

Television, Radio
-"Exposition d'artistes suisses à l'ambassade de Suisse à Paris", SRG, Télévision de la Suisse française, 1998, Première diffusion : Février 1998

Commandes 
- Cover-Art pour CD "Order of release, border of relish Trois oeuvres pour quatuor" de la compositrice française Clara Maïda (Prix Salvatore Martirano Memorial, 2003 USA, Internationales Pianoforum Heilbronn 2003) Ensemble Accroche Note, Ensemble Iniji, Arditti String Quartet 2004
- Cover-Art für CD "Songs from the Bottom of the Wishing Well" The Tuesday Warren Luminescence Quartet Label VdS Paris, 2005














Contact 

Tristan Rain – 37, rue de l'Ermitage – F-75020 PARIS – 0033 / (0)1.43.15.94.62

Tristan Rain – Luikart/Wagner/Rain – Simon Dach Strasse 20 – D-10245 BERLIN -  office@tristan-rain.com









































© Tristan Rain/Pro Litteris 2009 All paintings and photographs appearing in this publication and on www.tristan-rain.com are protected under Copyright Laws. Paintings, photographs and text may not be reproduced or used in any form without written permission. This includes use of any image as part of another photographic concept or illustration.</description>
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<dc:date>2009-09-28 22:24:53</dc:date>
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<item rdf:about="http://www.artzari.fr/fiche-texte.espace-l-lumiere-l-percepion-un-expressionnisme-sterilise.html">
<title>Espace l Lumière l Percepion - Un Expressionnisme stérilisé</title>
<link>http://www.artzari.fr/fiche-texte.espace-l-lumiere-l-percepion-un-expressionnisme-sterilise.html</link>
<description>Tristan Rain, né en 1972, artiste suisse, peintre et photographe, actif à Paris et à Berlin. 
Il s'agit dans son œuvre d'un travail sur des questions de la perception incomplète de l'homme, de fragmentations, d'interstices, de partis non-visibles ou absents, d'une image décadré et incomplète. Le conflit entre l'espace et la planéité, le mat et le brillant, le visible et le non-visible, le reflet et la transparence jouent un rôle dominant dans ces œuvres. C'est un travail sur le doute du spectateur entre la figure humaine et la matière picturale abstraite et autonome. On peux parler d'un «expressionnisme stérilisé» par une recherche créative résolument actuelle.

Approches
CONCEPTE. Je travaille en forme de séries de peintures et d'œuvres photographiques qui sont souvent composées en plusieurs éléments (diptyques, triptyques ou polyptyques en sept parties). La composition en plusieurs éléments est saisissante par sa complexité et le travail sur plusieurs extraits d'une vision avec des interstices résume bien, autant que forme, un aspect conceptuel essentiel de mon travail : Ce sont des extraits d'une composition qui dépasse le support traditionnel de l'œuvre d'art. 
La tension et le contraste entre le regard sur l'homme contemporain et des surfaces et des structures autonomes (=abstraites) m'intéresse particulièrement. Les figures humaines sont incomplets, décadrés, cachés, à la limite du non-perceptible, souvent coupées par le bord du tableau... le sujet n'est plus au centre comme c'était le cas dans la tradition. 
CONTENU. Je m'efforce à développer, depuis une quinzaine d'années, une image rigoureuse et contemporaine de l'être humain d'aujourd'hui, dans son contexte très urbain, bétonné, métallique, stérile, froide et angulaire. Une image de notre époque qui se distique des images attrayantes et complaisantes à la mode d'un certain marché de l'art.
INFLUENCES. J'absorbe tout ce qui se passe autour de moi dans le contexte de vie choisi, la ville; l'urbanisme, la société, les événements politiques, la musique, les arts, les sciences, la beauté, chaque observation et chaque expérience entrent à un certain moment dans mon travail. Ceci ne se contrôle pas vraiment et souvent je ne m'en rends compte que beaucoup plus tard. Évidemment, il y a aussi des influences "classiques" directes. Je suis marqué par l'expressionnisme allemand, par les expressionnistes abstraits d'après-guerre, des artistes conceptuels depuis des années 60, des plans archéologiques, des réflexions sur l'esthétique, sur le montage dans le cinéma et par des œuvres du cinéma d'auteur et expérimental. 
COULEURS. Je cherche depuis 1993 une épuration et une concentration, qui ont mené finalement à l'utilisation d'une gamme de plus en plus limitée de couleurs : des bleus, des noirs, des gris, des verts et des blancs. L'effet immédiat de la couleur bleue sur l'œil correspond à mon désir d'atteindre les sentiments avant l'intellect et donc l'interprétation. Le spectateur n'est pas attiré par l'œuvre comme par une publicité, il a besoin de temps, ce sont des images «ralenties» dans un monde de consommation rapide. Ces peintures ne voudraient donc pas attirer l'attention du spectateur, mais lui devenir accessible progressivement par la contemplation, dévoiler leurs richesses dans la durée.
STYLE. Au lieu de varier des emprunts à de maîtres (et donc de s'assurer un succès certain), il me semble depuis toujours plus essentiel de trouver et extraire ce qui est en soi. De développer les moyens et techniques nécessaires à son exécution, arriver à la maitrise, arriver à un univers visuel personnel et de l'imposer. Je crois que l'on travaille toute sa vie sur une "seule image" (si on a quelque chose à dire!). Cette image intérieure intime et unique s'exprime dans chacune des œuvres du créateur, c'est-à-dire que l'œuvre est tout entier contenu dans chacun des ses éléments. Chaque peinture de mes séries se fait par rapport aux autres, mais finit par être une œuvre complètement indépendante. Chacune d'entre elles porte "l'idée" en soi, ce ne sont que les points de vue et les perspectives et les approches conceptionnels qui sont différents. Cela explique, me semble-t-il, qu'il soit possible de travailler avec des techniques différentes, ou même de changer de médium ou de langage. Je suis moi-même passé du dessin à la musique et de la musique à la peinture, via l'architecture et la sculpture. De tels biais me semblent tout à fait naturels et fertiles. Quand je passe de la peinture très matérielle à des créations photographiques de pixels et de transparences numériques, je fais le même travail, je traite les mêmes sujets et j'approfondis les mêmes recherches, ce sont juste les propriétés techniques qui sont différentes et offrent des possibilités, limites et avantages différentes. Et j'adore explorer ces limites. 

Tristan Rain, Paris, 2009</description>
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<dc:date>2009-09-28 22:22:09</dc:date>
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<title>Tristan Rain : Le Contemporain dans son Environnement urbain</title>
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<description>"Depuis 1992 on peut constater dans l'œuvre pictural de Tristan Rain (né en 1972) une épuration et une concentration, qui mènent finalement à l'utilisation d'une gamme de plus en plus limitée de couleurs : des bleus, des noirs, des gris, des verts et des blancs. L'effet immédiat de la couleur bleue sur l'œil correspond au désir de l'artiste d'atteindre les sens (sentiments) avant l'intellect (analyse, interprétation). Ces peintures ne voudraient donc pas attirer l'attention du spectateur, mais lui devenir accessible progressivement par la contemplation.
Les figures humaines, souvent coupées par le bord du tableau, sont équarries, plates et leurs contours sont barbelés. La modulation du corps est exécutée de manière économique. Les pièces vides et sobres, tout au plus munies de volets roulants, d'un escalier ou d'un miroir, sont plus riches en matières et plus pâteuses, avec une surface très structurée, sur laquelle les différentes qualités de lumière se brisent. Une lumière artificielle emplit ces intérieurs "sous vide" de manière accablante et des surfaces qui ressemblent à des sortes de coulisses s'échelonnent dans une profondeur contradictoire.
Ces images décrivent un confort trompeur et l'isolement de l'individu replié sur lui-même (retenu ? en attente ?) dans un espace inhospitalier qui donne l'impression d'un instantané figé." 
(J. Berrault, Mai 1996, Paris)</description>
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<title>BECO do FADO</title>
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<description>VERMELHA.
Lisboa endosse sa robe
de tragédienne,
rougie par le sang
de la vie et de la mort enlacées
entre ses vagues de pierre.
Et, furieusement,
elle nous jette au visage
les plaintes tourmentées, les rauques lamentations
arrachées de ses grecques entrailles.
Et son cri et sauvage fervent
terrasse nos frayeurs crépusculaires.
Elle affiche pudiquement
ses cicatrices
comme autant d’incantations,
humbles étendards d’humanité
claquant
au vent violent de l’Atlantique.
Et, au détour d’un beco,
la voila moins farouche
qui vous attrape,
vous happe
dans son tourbillon de saudade…
Et vous relâche,
vous laissant encore
plus éperdu,
plus incertain,
plus égaré
sur les berges de cette fatalité
blanche
d’errance.
NEGRA.
Et, le long de ses nuits orientales,
Lisboa d’étend en femme sensuelle
et se dévoile,
derrière le moucharabieh de ses patios,
sa voix lancinante
caresse ses blessures, son passé, sa douleur,
se brise sur le roc
de ses ruelles dérobées,
où foisonnent les passions
et sombre dans l’aguardiente …
Pour une nuit ardente et un amer réveil.
AZUL.
Dans un ultime éclat de rire de l’aube,
éclaboussant son intranquillité
de femme océane,
elle repart, nonchalante et généreuse,
berçant ses éternelles révoltes muettes.
Portant toujours haut sur sa tête,
fière et noble,
l’antique fardeau de la vie
et du désespoir
d’être…

Catherine IMPORTUNA 1998</description>
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<dc:date>2009-09-09 08:28:55</dc:date>
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